Pégé...Actualités en santé, mentale et autres !

21 mai 18

Le vin, un nouvel antidépresseur ?

Salut à tous,

Du site Psycho&Cerveau.fr : Des polyphénols du raisin diminuent les symptômes dépressifs chez des souris, en modifiant deux mécanismes physiologiques responsables des effets du stress. image

   ¨ Boire un verre de vin rouge n’est pas seulement agréable – pour qui aime ça –, ce serait aussi bon pour la santé ! Plusieurs études ont montré que certains composés du vin, les polyphénols notamment, diminuent le risque de maladies cardiovasculaires et de cancers. Notre cerveau en profiterait également : ces molécules diminueraient le stress et permettraient de lutter contre la dépression, selon la dernière étude de Jun Wang, de l’école de médecine Mount Sinai à New-York, et de ses collègues. Et les chercheurs ont identifié, chez les souris, les mécanismes en jeu.  

   Stress et dépression sont le mal de ce siècle, l’Organisation mondiale de la santé estimant que les troubles dépressifs représentent le premier facteur de maladies et d’incapacité dans le monde. En France, près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie et aujourd’hui, 300 millions d’individus sont concernés dans le monde.

  Or stress et dépression sont associés à une multitude de changements physiologiques et non seulement à des modifications de la communication entre certains neurones dans quelques régions cérébrales. D’ailleurs, les antidépresseurs, qui ciblent en général les systèmes de la dopamine, de la sérotonine ou de d’autres neurotransmetteurs apparentés, guérissent moins de la moitié des patients, et de façon souvent temporaire. Il apparaît donc urgent de trouver de nouvelles molécules efficaces.

   Les recherches s’orientent actuellement vers l’inflammation périphérique et les anomalies des synapses, les zones de communication et de jonction entre neurones. Ces deux phénomènes provoquent des dysfonctionnements du cerveau responsables de la dépression. En effet, chez les personnes dépressives, le volume de certaines régions cérébrales diminue, en lien avec une communication amoindrie entre les neurones, et on a identifié chez elles des perturbations de l’expression de gènes importants pour l’activité synaptique. Le stress provoque aussi des remodelages des synapses chez les animaux. Et l’inflammation périphérique s’accompagne de la sécrétion de facteurs inflammatoires comme les cytokines, notamment l’interleukine 6 (IL-6) que l’on retrouve en plus grande quantité chez les patients dépressifs. Cette molécule entrerait dans le cerveau et perturberait également la plasticité synaptique¨...  ( Voir l`article au complet )

https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/neurosciences/le-vin-un-nouvel-antidepresseur-12839.php

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03 mai 18

Bowlby : à la recherche de la tendresse !

Salut à tous,  

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Du site Cerveau&Psycho.fr : Il y a 70 ans, le psychiatre John Bowlby observa des enfants délinquants  et découvrit que nombre d’entre eux avaient été séparés très tôt de leur mère.  Il démontra ainsi le rôle fondamental du lien affectif dans la construction de la personnalité. 

  ¨ C’est à l’heure du thé, aux alentours de 17 heures, que John pouvait voir sa mère, une heure durant. Le reste de la journée, il était confié à sa nourrice, Minnie. Cette courte entrevue entrait dans le quota acceptable de la société d’où étaient issus les Bowlby, un couple de la bourgeoisie londonienne aisée. En 1910, on considérait qu’un excès d’affection de la part des parents gâtait le caractère des enfants et les amollissait.

   Heureusement, Minnie était une nourrice attentionnée. John put reporter sur elle une partie de son besoin d’attachement maternel. Hélas, elle quitta le foyer alors que le petit n’avait que 4 ans, imposant au garçon une première expérience de séparation qu’il décrivit comme aussi tragique que la perte d’une mère. Et pour comble de malchance, l’employée de maison qui vint la remplacer n’avait rien de commun avec Minnie : dure, sarcastique et insensible, elle n’offrit à l’enfant aucune figure d’attachement.

   Mais les mésaventures du petit John Bowlby n’étaient pas terminées. À 7 ans, le garçon est envoyé en internat, dans des conditions qu’il déclarera trop dures pour être imposées à un chien. C’est au cours de ces mêmes années qu’il perdra aussi son parrain, un homme qu’il aimait profondément.

Les étranges « enfants sans affection »

À sa sortie du lycée, le jeune Bowlby est banalement poussé par son père – un chirurgien renommé de Londres – vers des études de médecine. Au cours d’un stage, il se découvre une passion pour la psychologie du développement, et décide alors d’aller étudier à Cambridge. Alors que ses capacités intellectuelles sont remarquées par ses enseignants, il renonce à une carrière de prestige pour prendre un poste d’enseignant dans une école pour enfants difficiles : jeunes en rupture familiale, atteints de troubles du comportement, voire délinquants… Devant cette réalité, il ne peut manquer de s’interroger sur le lien entre l’environnement dans lequel évoluent ces enfants et le développement de leurs névroses¨...

( Voir l`article au complet ) 

https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/psychologie/bowlby-a-la-recherche-de-la-tendresse-13251.php

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17 avr. 18

Quand le coeur s`emballe !

Salut à tous,    

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Du site Actualité : Qui n’a pas ressenti un jour ou l’autre des palpitations ? Elles sont  parfois inquiétantes, mais à quoi correspondent-elles ? Alain
Vadeboncœur nous en dresse aujourd’hui le portrait.

   ¨   Tout le monde a senti un jour ou l’autre son cœur donner des coups anormaux, qui sont parfois inquiétants. On dirait qu’il bat de travers, veut faire un tour sur lui-même ou se met à battre frénétiquement, comme un marteau-piqueur. Il y a fort à parier que c’est causé par de l’arythmie, de gravité variable, comme on va le voir.

   Notre cœur réalise l’incroyable exploit de battre plus de trois milliards de fois dans une vie, généralement sans oublier sa tâche plus de deux secondes consécutives. Cela va de soi : s’il faisait simplement une petite pause syndicale, nous perdrions immédiatement connaissance et pourrions même y laisser notre peau.

   Mais cette remarquable pompe électrique est susceptible d’être affectée par un grand nombre d’arythmies, des troubles du rythme cardiaque (1). En bref, le cœur peut aller plus vite que prévu (tachycardie) ou plus lentement (bradycardie).

   Je parlerai aujourd’hui de la première catégorie : quand le cœur va trop vite. Et seulement de ces tachyarythmies qui viennent d’en haut, c’est-à-dire des oreillettes.

Une vitesse adaptée

   Vous savez sans doute que le cœur accélère souvent, comme lorsque vous êtes bouleversé par une émotion, que vous marchez rapidement pour attraper l’autobus ou que vous faites de la fièvre. Ce n’est pas un hasard, puisqu’un système adapte constamment la vitesse du cœur au contexte, afin de moduler le débit cardiaque. Justement, la vitesse des contractions (ou fréquence cardiaque) en est le déterminant majeur.

  Il faut savoir que ce débit cardiaque, soit la quantité de sang expulsée du cœur chaque minute, constitue un des paramètres fondamentaux de la physiologie humaine. Il s’agit d’acheminer en tout temps la quantité de sang requise pour que le corps fonctionne bien.

   Mais la quantité de sang requise varie du simple au quintuple (cinq fois), selon que nous dormions ou que nous sommes engagés dans un sprint pour échapper à un ours. Entre ces deux extrêmes, le cœur va suivre son petit bonhomme de chemin pour tenter d’ajuster son travail en transportant le sang, les nutriments et l’oxygène et en évacuant les déchets (comme le gaz carbonique) en fonction de l’activité de notre corps¨...

( Voir l`article au complet )

http://lactualite.com/sante-et-science/2018/04/09/quand-le-coeur-semballe/

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05 avr. 18

Santé mentale : La démence !

Salut à tous,  

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Du site OMS :

¨Principaux faits

  • La démence est un syndrome dans lequel on observe une dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de l’aptitude à réaliser les activités quotidiennes.
  • Bien que la démence touche principalement les personnes âgées, elle n’est pas une composante normale du vieillissement.
  • On compte 50 millions de personnes atteintes de démence dans le monde et il apparaît chaque année près de 10 millions de nouveaux cas.
  • La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence et serait à l’origine de 60-70% des cas.
  • La démence est l’une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées dans le monde.
  • La démence a des conséquences physiques, psychologiques, sociales et économiques pour les personnes atteintes de la maladie mais aussi pour les personnels en  charge des soins, les familles et la société en général.

   La démence est un syndrome, généralement chronique ou évolutif, dans lequel on observe une altération de la fonction cognitive (capacité d’effectuer des opérations de pensée), plus importante que celle que l’on pourrait attendre du vieillissement normal. Elle affecte la mémoire, le raisonnement, l’orientation, la compréhension, le calcul, la capacité d’apprentissage, le langage et le jugement. La conscience n’est pas touchée. Une détérioration du contrôle émotionnel, du comportement social ou de la motivation accompagne souvent, et parfois précède, les troubles de la fonction cognitive.

   La démence est causée par un ensemble de maladies et de traumatismes qui affectent principalement ou dans une moindre mesure le cerveau, comme la maladie d’Alzheimer ou l’accident vasculaire cérébral.

   La démence est l’une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées dans le monde. Elle est particulièrement éprouvante, non seulement pour les malades, mais aussi pour les soignants  et les familles. La démence est une réalité méconnue et suscite l’incompréhension, ce qui engendre une stigmatisation et des obstacles au diagnostic et aux soins. La maladie a des conséquences qui peuvent être physiques, psychologiques, sociales ou économiques pour les soignants, les familles et les sociétés.

Signes et symptômes

La démence touche différemment chaque personne atteinte, selon les effets de la maladie et la personnalité d’origine du patient. Les signes et les symptômes liés à la démence peuvent être classés en 3 stades: ¨...  ( Voir l`article au complet )

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs362/fr/

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19 mars 18

La schizophrénie pas si bien connue des médecins !

Salut à tous, 

62522_IMG_31707_HRDu site Le Quotidien du médecin.fr : 

   ¨  La schizophrénie reste une maladie stigmatisée et mal connue du grand public, confirme, à l'occasion des Semaines de l'information sur la santé mentale (12-25 mars), un Baromètre Opinionway 2018 réalisé en partenariat avec les laboratoires Janssen, les associations PromesseS et UNAFAM, et la fondation Pierre Deniker auprès d'un échantillon représentatif de 1 102 personnes.

   Mais la nécessité d'une prise de conscience touche aussi les professionnels de santé, y compris les médecins, révèle l'enquête menée également auprès de 7 cibles spécifiques, dont 100 généralistes, 100 pharmaciens, 100 infirmiers et 100 psychiatres.

   Avec plus de 600 000 personnes atteintes (1 % de la population), la schizophrénie est fréquente. Cette prévalence élevée n'est pas connue du grand public, ni des médecins généralistes (85 % l'ignorent) et, à un moindre degré, des psychiatres interrogés (39 %).

Importance de l'environnement !

La schizophrénie est le résultat d'une interaction de la génétique (40 %) et de facteurs environnementaux (drogue, stress, infections materno-fœtales), a rappelé lors d'une conférence de presse le Dr Pierre de Maricourt, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (Paris). « Ce n'est pas seulement une maladie génétique, a-t-il expliqué. D'autres facteurs environnementaux entrent en jeu. C'est l'interaction des facteurs qui entraînent la vulnérabilité à la maladie. »

Des idées fausses !

Deux symptômes de la schizophrénie sont peu connus des médecins : les troubles de la mémoire et la perte d'énergie. Près de 60 % des médecins, généralistes et psychiatres, ne citent pas les troubles de la mémoire comme correspondant à la schizophrénie et près de 70 % des médecins généralistes ne listent pas la perte d'énergie¨...  ( Voir l`article au complet )

https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2018/03/15/la-schizophrenie-pas-si-bien-connue-des-medecins-selon-un-barometre-opinionway_856094

Pégé

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03 mars 18

Reconnaître les maladies rares !

Salut à tous, 

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Du site Neuro : Recherche et soins cliniques sous le même toit au Neuro !

   ¨ Au cours des cinq dernières années, l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal (le Neuro) a inscrit au nombre de ses priorités l’étude et le traitement des maladies rares, comme en témoignent l’embauche de spécialistes et d’employés de soutien ainsi que le regroupement de certaines activités au sein d’une nouvelle équipe de recherche.

   De façon générale, une maladie est dite rare lorsqu’elle touche moins d’une personne sur 2 000. Certaines sont plus connues, comme la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Lou Gehrig, mais la grande majorité d’entre elles le sont si peu que même les médecins ne savent pas toujours les reconnaître.

  « La plus grande difficulté à laquelle nous nous heurtons lorsque nous traitons des maladies rares est sans doute le risque de poser le mauvais diagnostic », affirme le Dr Bernard Brais, chef de groupe et spécialiste en maladies génétiques rares, dont l’ataxie spastique autosomique récessive de type Charlevoix-Saguenay (ASARCS), maladie propre aux personnes originaires des régions de Charlevoix et du Saguenay, au Québec. « Par conséquent, les patients ne sont pas dirigés vers des experts ou des spécialistes en diagnostic. Commence alors pour eux ce que nous appelons "l’odyssée du diagnostic" ».

  Le Dr Brais s’est joint au Neuro il y a cinq ans afin que la recherche sur les maladies rares soit davantage axée sur les maladies plus répandues au Québec, comme l’ASARCS. Les Québécois pourraient ainsi avoir accès aux meilleurs programmes de recherche scientifique et clinique sur leur maladie et prendre part plus facilement aux essais cliniques.

  Sous la direction du Dr Brais, le Neuro a mis sur pied le Groupe d’étude sur les maladies neurologiques rares, unité multidisciplinaire vouée à l’étude des milliers de maladies orphelines.

   « Nous voulions nous assurer qu’il existerait un groupe où les patients, les médecins, les scientifiques et les sociétés pharmaceutiques pourraient trouver une oreille attentive et les compétences nécessaires pour répondre à leurs besoins. Un médecin a besoin d’un diagnostic précis pour l’un de ses patients? Une association médicale a besoin de diriger des patients et des familles, ou souhaite discuter de partenariats de recherche? Une société pharmaceutique voudrait savoir où  elle doit s’adresser pour obtenir rapidement des renseignements sur des  groupes de patients ou des questions d’intérêt scientifique? Pour répondre à ces différents besoins, le Neuro a mis sur pied une unité de recherche et de soins cliniques qui relève du Groupe d’étude sur les maladies neurologiques rares. »¨...  ( Voir l`article au complet )

https://www.mcgill.ca/neuro/fr/channels/news/reconnaitre-les-maladies-rares-266653

Pégé

 

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02 mars 18

Schizophrénie : la communication cérébrale compromise !

Salut à tous, 

#2

Du site Ma Schizophrénie : La matière blanche cérébrale, clé de la schizophrénie ?

   ¨ Depuis plusieurs décennies, la schizophrénie représente un axe majeur de recherche, notamment en neuro-imagerie. Malgré cela, les phénomènes biologiques en cause ne sont encore que partiellement compris. Les résultats d’une récente étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry apportent des réponses en révélant une perturbation de la communication cérébrale.

  L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à 21 millions le nombre d’individus touchés par la schizophrénie dans le monde. Environ 40 ans après la découverte d’anomalies dans le cerveau des patients schizophrènes, tous les scientifiques s’accordent à dire que la maladie est due à une perturbation de l’ensemble du système de communication du cerveau.

  L’étude parue le 17 octobre dernier dans la revue Molecular psychiatry se base sur la théorie selon laquelle la schizophrénie est due à un problème de câblage au niveau de 2 zones clés du cerveau impliquées dans la personnalité, la prise de décision et la perception auditive : le lobe préfrontal et le lobe temporal. Selon Sinead Kelly, co-auteur de l’étude, c’est la présence de « câbles effilochés » un peu partout qui provoquerait la maladie.

L’ensemble de la communication cérébrale touchée !

Tandis que les études menées jusque-là incluaient aux alentours de 100 schizophrènes, les scientifiques ont cette fois-ci analysé les données de 1 963 patients atteints de schizophrénie et de 2 359 individus sains provenant du monde entier. Pour cela, les données de 29 études internationales ont été regroupées grâce au réseau ENIGMA (Enhancing Neuro imaging Genetics through Meta analysis)  de la Keck School of Medicine.

Les chercheurs ont examiné les données d’une forme d’IRM appelée « imagerie en tenseur de diffusion » permettant de cartographier in vivo la microstructure et l’organisation des tissus. Ces analyses ont permis aux scientifiques de localiser les zones problématiques dans le système de communication du cerveau. Ces résultats confirment le concept d’une dysconnectivité structurelle globale dans la schizophrénie.

 ( Voir l`article au complet )  

https://www.ma-schizophrenie.com/communication-cerebrale-perturbee/

Pégé

 

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17 févr. 18

MALADIE MENTALE : Je ne fais pas une vraie dépression et je suis un fraudeur !

Salut à tous,   hv_Ni760285

Du site La Presse+ : Depuis le mois d’août, je mène un combat  qui attend dans le détour tous  les petits dépressifs ordinaires : celui où, au fin fond d’une vallée obscure creusée en nous-mêmes, il nous faut affronter  la mère de toutes les dépressions.

   ¨  C’est un orage qui se préparait depuis longtemps  et il faut remonter parfois très loin pour en comprendre la formation, mais quelques semaines après la rentrée,  cet automne les jambes m’ont lâché. Et j’ai visité l’enfer. 

   Ceux et celles qui sont passés par là connaissent   la routine. J’ai oublié comment dormir et pratiquement arrêté de manger, j’ai perdu presque 50 livres en six semaines, j’ai été submergé plusieurs fois par jour par des crises de panique débilitantes et dévoré en permanence par l’anxiété. J’ai appris à me composer un visage le temps d’aller porter les enfants à l’école et à réserver mes sanglots, jusqu’au retour, pour le plancher du vestibule. 

   Depuis la chute, je boite et je retombe souvent. Je vis avec l’impression d’avoir le cerveau foulé. Mon docteur m’a mis en arrêt de travail et sur les antidépresseurs et, de  là, j’ai pu commencer à lentement me relever. Depuis  la chute, cependant, je boite et je retombe souvent.  Je suis incapable de me concentrer très longtemps pour  lire ou regarder un film au complet, j’ai beaucoup de mal à prendre des  décisions et je suis souvent désorienté :  je me perds en ville même en  suivant Google Maps. Si j’arrive parfois à écrire, c’est toujours au compte-gouttes. Le moral va et vient. Les crises de panique s’espacent mais elles réapparaissent toujours, souvent plus terrifiantes  du fait de s’être fait oublier pour un petit boutte.

Stigmates !  

  La seule chose qui me calme, à part de courir dehors comme un perdu et de plier des brassées de lavage en m’explosant les tympans avec les War on Drugs, ce sont les gens. J’ai découvert, au fil de ma maladie, l’immense humanité des gens qui m’entourent. Des connaissances sont devenues de grands amis, des gens dont je ne connaissais que le professionnalisme m’ont révélé  leur visage compassionné et j’ai appris que les enfants pouvaient nous donner autant d’affection qu’ils  en prennent.

J’ai découvert aussi, malheureusement, comment les stigmates reliés à la maladie mentale persistaient, en dépit des campagnes  de sensibilisation, au sein des institutions  et chez certains individus.

Les gestes qui me sont reprochés, d’une incroyable stupidité, participent de ce que ma psy a appelé un « besoin quasi pathologique de validation ». Pour ouvrir une parenthèse d’auto-analyse et la refermer aussitôt, disons que j’ai beaucoup de mal, dans la vie, à m’aimer moi-même, tout seul, et que sans des gens pour me dire que je suis beau pis fin, je dépéris. On ne peut s’attendre  à ce que quelqu’un comme moi guérisse de quoi que  ce soit en restant tout seul chez lui en bobettes avec  les doigts enfoncés dans les narines, comme on ne peut s’attendre à ce que quelqu’un dont la maladie consiste  à un débalancement chimique du cerveau prenne constamment des décisions éclairées. 

Des mois gaspillés !

Les gestes qui me sont reprochés, d’une incroyable stupidité, participent de ce que ma psy a appelé un « besoin quasi pathologique de validation ». Pour ouvrir une parenthèse d’auto-analyse et la refermer aussitôt, disons que j’ai beaucoup de mal, dans la vie, à m’aimer moi-même, tout seul, et que sans des gens pour me dire que je suis beau pis fin, je dépéris. On ne peut s’attendre  à ce que quelqu’un comme moi guérisse de quoi que  ce soit en restant tout seul chez lui en bobettes avec  les doigts enfoncés dans les narines, comme on ne peut s’attendre à ce que quelqu’un dont la maladie consiste  à un débalancement chimique du cerveau prenne constamment des décisions éclairées¨...  ( Voir l`article au complet )

http://plus.lapresse.ca/screens/ffe9fb3b-f2fb-4329-bda8-df82f94ec613__7C___0.html?utm_medium=Twitter&utm_campaign=Microsite+Share&utm_content=Screen

https://blogues.desjardins.com/communiques-de-presse/2018/02/mise-au-point-sur-la-lettre-ouverte-de-m-samuel-archibald.php

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28 janv. 18

SANTÉ MENTALE : Ma dernière lettre à ma grand-mère !

Salut à tous,  

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Du site alexdrobo.com : Tu as oublié d’où tu viens Grandine. Tu viens des étoiles. Toutes les particules qui te composent pour devenir toi, mon extraordinaire grand-mère, ont été créées il y a un peu plus de 13 milliards d’années, en même temps que tout notre univers.  

   ¨ Je t’aime.

  Ce sont les seuls mots qui pouvaient démarrer cette lettre.

  Je te les ai déniés presque toute ma vie et de ma part, je sais que tu prends la pleine mesure de leur valeur.

  Au moment où tu liras cette lettre, je serai rentré à Paris. Nous nous serons peut-être déjà dit adieu sans le savoir. Tu m’auras souhaité du courage et je t’aurais embrassé sobrement sur la joue.

 Je suis très heureux d’avoir passé ces jours avec toi, mon extraordinaire grand-mère, et encore plus heureux que tu passes tes derniers moments dans notre appartement, entourée de ton frère, de ton fils, de ta fille et de tous tes petits-enfants.

  Je sais qu’il y a eu de beaux moments mais quelle peine cela a dû être de nous élever. Je me souviens des fois où tu refermais la porte de ta chambre pour sangloter. Tu as dû souvent t’interroger sur la vie que tu aurais pu avoir si tu avais simplement ignoré notre existence et cela n’aurait été qu’un drame ordinaire de plus comme il s’en passe chaque  jour en France. Mais tu as pris une décision liberticide qui a bouleversé ta vie pour offrir leurs chances à deux petits garçons innocents. Tu ne nous as jamais fait payer cette souffrance ou fait ressentir de la culpabilité. Merci.

  J’étais un enfant marginal et même s’il n’y avait aucun mode d’emploi approprié pour moi, tu as su être l’âme qui me comprend le mieux. Tu es la seule personne avec qui je peux partager de longs silences, que je préfère largement à des échanges creux. J’aime que nous ne nous sentions  jamais obligés de meubler des conversations par des propos sans intérêt. Merci.

  Tu m’as toujours laissé être moi-même. Tu m’as laissé être le seul garçon déguisé en fille pour le carnaval de l’école, laissé écrire des heures sur ma bruyante machine à écrire qui dérangeait tout le monde, laissé te conter les histoires que j’écrivais à la récréation, laissé mettre en scène des spectacles interminables que tu regardais jusqu’au bout, laissé planifier les évènements des jours, semaines et mois à venir parce que cela me rassurait, laissé m’isoler des heures durant loin de tous lorsque j’avais besoin de pleurer. Tu m’as donné tout l’espace et la compréhension nécessaires pour que mon étrange conscience  puisse ployer librement. Merci.

  Je serai toujours cassé pour le reste de ma vie mais je pense que grandir à tes côtés était ma meilleure chance pour devenir un homme entier. Ma sensibilité, mon homosexualité, mon autisme, mon chagrin, mes  aspérités, tu m’as accepté tel que j’étais mais tu m’as aussi confronté  à la violente réalité que personne ne s’adapterait à ma façon d’être Le monde ne me ferait aucun cadeau et c’était à moi d’y trouver une place. Tu savais verser l’exacte quantité de douceur et de dureté nécessaire à mon être. Tu m’as donné mes premières armes pour affronter la vie et je t’en serai toujours reconnaissant. Merci.¨...   ( Voir le texte au complet )

http://alexdobro.com/ma-derniere-lettre-pour-ma-grand-mere-grandine/

Pégé

 

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17 janv. 18

Santé mentale : thanatophobie, soit la peur extrême de mourir !

Salut à tous,  

Du site TVA Nouvelles : Marc-André Drouin mange à l’hôpital de Saint-Eustache tous les jours depuis près de deux ans. Pas parce qu’il est hospitalisé, mais parce qu’il s’agit du seul moyen qu’il a trouvé pour calmer sa phobie de mourir.    

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   ¨ Le jeune homme de 24 ans souffre de thanatophobie, soit la peur extrême de mourir. Sa crainte est si vive qu’il est incapable d’avaler quoi que ce soit provenant d’une épicerie, de peur de s’empoisonner ou de faire une grave réaction allergique.

   Il traîne d’ailleurs toujours sur lui un auto-injecteur EpiPen, même s’il n’a jamais été allergique à quoi que ce soit. Il le transporte dans son sac à dos, où se trouve aussi un appareil pour mesurer le taux d’oxygène dans son sang et un autre pour prendre sa pression artérielle.

   « Ça m’évite de me présenter trop souvent à l’urgence pour que l’infirmière prenne mes signes vitaux », raconte-t-il, attablé à la cafétéria de l’hôpital.

 Enfance difficile !

   Le centre hospitalier de Saint-Eustache est situé à une dizaine de minutes à pied de son appartement.

Il s’y rend chaque matin vers 11 h pour dîner, puis patiente à la cafétéria jusqu’à l’heure du souper. Il retourne ensuite chez lui vers 19 h.

« Je mange ici parce que je sais qu’il y a plusieurs personnes qui mangent la même chose que moi, et s’il m’arrive quelque chose, je suis déjà à l’hôpital », explique-t-il, le regard fuyant.

Bien que Marc-André Drouin soit suivi par un psychiatre et une psychologue depuis l’âge de 12 ans, il n’est jamais arrivé à mettre le doigt sur l’origine de sa phobie.

 Plus un sou !

   Aujourd’hui, il habite avec son père, qu’il considère comme un simple colocataire. Il n’a plus aucune relation avec les autres membres de sa famille, et seule une de ses amies vient encore le visiter de temps à autre.

   Sans emploi, M. Drouin reçoit 954 $ par mois du gouvernement. Mais ses repas à l’hôpital lui coûtent un peu plus de 1000 $ par mois, sans compter son loyer de 700 $ qu’il partage avec son père. Déjà endetté de 30 000 $, il risque de se retrouver à la rue d’ici peu.

120 jours à l'urgence !

   Marc-André Drouin a touché le fond à l’automne 2016 lorsqu’il a passé quatre mois consécutifs à attendre à l’urgence, persuadé qu’il était en train de mourir.

Si le jeune homme a toujours été thanatophobe, sa peur n’a pas toujours eu autant d’emprise sur sa vie. Auparavant, il parvenait à aller à l’école et même à travailler à temps partiel. C’était jusqu’à son accident de voiture en mars 2016.

 Banni de l’hôpital !

Même si les médecins lui ont assuré à plusieurs reprises qu’il ne s’agissait que d’anxiété, M. Drouin demeurait assis dans la salle d’attente. Après quelques semaines, il a été banni de l’hôpital et a dû être sorti de force par des policiers.

Il s’est ensuite tourné vers l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, et a finalement terminé son périple en psychiatrie à l’hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval.    ( Voir l`article au complet )

http://www.tvanouvelles.ca/2018/01/03/sa-peur-de-mourir-lui-gache-la-vie-1

Pégé

 

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