Salut à tous,  31956903_p

   Pour débuter ce long voyage dans le monde des malades mentaux, je vous amène rencontrer quelqu'un qui se dévoue entièrement au bien-être de ces handicapés si nombreux et si démunies dans ce vaste continent qu'est l'Afrique, Grégoire Ahouangonon !

   * ¨Grégoire Ahouangonon, un recruteur de «fous» !

C’est en 1973 que lors d’un pèlerinage à Jérusalem, il reçut le message d’apporter sa pierre à la construction de l’Eglise du Christ. Depuis 1994 où il a construit le premier centre d’accueil et de traitement des malades mentaux, Grégoire Ahouangonon vit son engagement comme une vocation au service de la santé mentale.

   Grégoire n’exerce plus le métier de réparateur de pneus qu’il a appris. Il n’en a plus le temps. Il passe sa vie à ramener les handicapés mentaux dans les centres qu’il a créés à cet effet entre la Côte d’Ivoire et le Bénin, son pays d’origine. Et surtout à «trouver les moyens de les soigner, leur redonner la dignité et les réinsérer dans la société>>.

A l’origine de la vocation de Grégoire, un message reçu au cours d’un pèlerinage à Jérusalem. Un prêtre israélien invitait chaque chrétien à participer à la construction de l’Eglise en posant sa propre pierre. «J’ai longtemps pensé à ma façon de construire l’Eglise du Christ», se souvient Grégoire qui, dès son retour en Côte d’Ivoire, a mis en place, avec son épouse, un groupe de prière. C’est dans le cadre de ce groupe de huit personnes qu’il visite un jour l’hôpital de Bouaké (Côte d’Ivoire). Lors de cette visite, il rencontre des malades abandonnés, malheureux n’ayant ni personne ni les moyens de faire face à leur maladie ; il prit l’engagement avec ses amis de leur venir en aide. L’élan de cœur du groupe de prière va plus tard s’élargir vers les prisonniers confrontés au même dénuement. L’Association Saint-Camille de Lellis est ainsi née.

  Puis un jour de 1990, il tombe sur «un malade mental tout nu qui fouillait la poubelle pour trouver sa nourriture». Grégoire reconnaît avoir eu l’habitude de voir ça mais «ce jour-là, c’était différent. Je me suis dit, «voilà le Jésus que je cherche dans les églises, c’est lui Jésus qui souffre en personne à travers ce malade». L’idée lui vint alors de faire quelque chose pour ces malades des rues. «Tous les soirs, ma femme préparait du riz, et je passais dans les rues pour le distribuer aux malades», confie Grégoire, marié et père de six enfants.

En 1994, Grégoire reçut l’autorisation officielle de construire, au sein même de l’hôpital général de Bouaké sur un terrain de 2 400 m², un centre pour recevoir, héberger et soigner les malades qu’il recrute dans les rues. Ce premier centre impose rapidement sa réputation : on fait appel à lui de partout. En allant à leur recherche, Grégoire découvre l’horreur : «des hommes et des femmes enchaînés dans des brousses, bloqués dans les bois, qui vivent des situations inhumaines…»¨...(Lire la suite)

http://blogschizo.wordpress.com/2011/04/16/gregoire-ahouangonon-un-recruteur-de-%C2%ABfous%C2%BB/

 http://partagebretagne.canalblog.com/archives/2008/04/26/8966431.html

http://www.dailymotion.com/video/x91akm_reinsertion-sociale-des-malades-men_news

 

* Une marche pour les malades mentaux !

¨Samedi 8 octobre, à Cotonou, plusieurs personnes ont marché pour soutenir l’action de l’Association Saint Camille en direction des malades mentaux.

Le 10 octobre est la journée mondiale de la santé mentale. Pour marquer l’événement, l'Association Saint Camille de Lellis, du Béninois Grégoire Ahongbonon, a organisé une marche dans les rues de Cotonou.

« C’est une première au Bénin, précise Grégoire. Il s’agit d’inviter les gens à ouvrir les yeux pour voir la souffrance de ces malades mentaux. Ce sont des hommes, des femmes qui sont dépouillés de tout, blessés, abandonnés de tous. Ils vivent nus, au milieu de nous. Ils nous renvoient notre propre image. Nous ne sommes pas différents d’eux. Le moment est venu d’inviter tout le monde à voler à leur secours. Nous appelons les Béninois à devenir des bons samaritains pour ces personnes. »

Des cortèges partent de différents carrefours de la ville, guidés par des banderoles qui proclament des slogans tels que « C’est un ‘fou’. Mais il est toujours ton frère, ta sœur, ton parent. Donne-lui ton affection. » Parmi les marcheurs, certains sont d’anciens malades désormais guéris. Comme Noël, 25 ans. Le jeune homme explique : « Quand on m’en a parlé, je me suis dit que je devais venir marcher. C’est important. Les gens qui sont dans ces centres souffrent beaucoup. Ils ont besoin d’aide, notamment financière. Je suis là pour demander aux gens de Cotonou de penser à ces malades »¨... (Lire la suite)

http://caritasbenin.org/index.php?view=article&id=118%3Aune-marche-pour-les-malades-mentaux&option=com_content&Itemid=75

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* Conférence sur la maladie mentale en Afrique

Avec Grégoire Ahongbonon   

   ¨Il lui a été décerné le prix d’excellence des droits de l’homme à Genève en 2005 et le prix mondial de psychiatrie à Trieste en 1998.

Actuellement, il est reconnu comme l’un des 4 visages de paix dans le monde.

  « Dans certains villages d’ Afrique, les "fous" (c'est ainsi qu'on appelle les personnes atteintes de maladie mentale, dépression, désorientation, schizophrénie...) font peur; on ne sait pas les soigner. On les croit habités par des esprits mauvais… leur comportement est assimilé à de la sorcellerie… Alors, afin que le village retrouve sa sérénité, on les enchaîne à un tronc, dans un coin du village ou en pleine forêt, nus, sous le soleil ou la pluie, souvent jusqu’à leur mort.

http://projetafrique.canalblog.com/archives/2009/02/14/12533071.html

Pégé