Salut à tous,  

1211333   Voici le deuxième volet de ce cri du coeur d'une mère qui a perdu son fils, Maxim... :

''Démarches !

   Ces démarches sont demeurées vaines, car je n'étais pas la représentante légale de mon fils, et celui-ci était considéré ''apte''. Lorsqu'il est mort, j'ai effectué toutes les démarches de plaintes que le système mettait à ma disposition. Dieu merci, j'ai eu l'aide de Centre d'assistance et d'accompagnement aux plaintes. Seule, je n'aurais pas été capable de faire toutes ces démarches.

   Comme me l'a écrit le Protecteur du citoyen dans ses conclusions : '' Les personnes qui ont des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, qui sont considérées aptes à consentir aux soins et en contrepartie, de les refuser, et qui choisissent de ne pas recevoir de services nous ramènent à la question centrale touchant l'autonomie de la personne versus la protction qu'on peut lui apporter contre sa volonté. Il n'existe malheureusement pas d'équilibre parfait entre la protection d'une personne contre son gré et le respect de ses libertés. La situation dee votre fils, son décès, nous ramène à la tension entre ces valeurs de liberté et de protection.''

   Les familles qui aident un de leurs proches qui est atteint de santé mentale sont des aidants naturels qu'on néglige, qu'on rejette, ce qui les conduit à l'épuisement. Pourtant, quand la désorganisation du proche survient, ce sont elles qui ont le fardeau de ramasser les pots cassés.

   Donc, c'est dans ce contexte que j'ai décidé d'interpeller la première ministre du Québec, Pauline Marois. Je lui demande que des états généraux sur la santé mentale soient tenus afin de discuter de toute la problématique reliée aux services dispensés en santé mentale.

   Je trouvais important d'en parler, car le 10 octobre marquait la Journée mondiale de la santé mentale. Je souhaite de tout coeur que ma démarche soit entendue par notre gouvernement.

   N'attendons pas qu'il soit trop tard avant d'agir. Combien de drames le Québec devra-t-il vivre encore ? ''

Pégé

* Commentaire paru dans le journal Le Quotidien, par Mme Martyne Talbot, Alma, Qué.