Salut à tous, 

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Du site  CÉNOP : Le syndrome de Tourette chez l`enfant... plus répandu que l`on croît mais pas toujours facile à diagnostiquer ! 

Introduction ! 

   ¨ Il y a une vingtaine d'années à peine, peu de praticiens avaient eu l'occasion de traiter un patient qui présentait un syndrome Gilles de la Tourette (SGT). Comme on croyait que le SGT était une affection rare, on  attendait souvent de voir apparaître les symptômes les plus connus  (tics moteurs  et vocaux) et les plus spectaculaires, la coprolalie par exemple, pour poser un tel diagnostic. On sait maintenant que cette dernière n'est présente que dans  seulement 30% des patients atteints du SGT. Bien que l'on connaisse maintenant  mieux la maladie qui a fait l'objet de nombreux articles scientifiques et qui a joui
d'une plus grande couverture médiatique durant la dernière décennie, il  demeure parfois difficile d'en reconnaître les symptômes chez l'enfant. Les tics   peuvent être discrets ou masqués par une comorbidité qui domine le tableau  clinique et qui peut être mal interprétée à cause d'un contexte familial perturbé en raison même de la maladie. Il est cependant important de savoir reconnaître le SGT chez l'enfant afin de pouvoir identifier le meilleur  traitement, orienter les interventions éducatives auprès de la famille et de l'école et éventuellement obtenir un encadrement et des services pédagogiques  adaptés quand ils sont nécessaires.

Les symptômes cliniques et les pathologies associées !

   Les critères diagnostics de la quatrième édition du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorder (DSM IV) pour le SGT comprennent la   présence de tics moteurs multiples et la présence d'au moins un tic  sonore. Les   tics moteurs doivent obligatoirement être présents depuis  un an pour que le   diagnostic puisse être posé. Chez un même enfant, ils varient dans le temps en  intensité, en fréquence, en complexité, en sévérité et en localisation  anatomique (on les dit migrateurs). Les  tics sonores apparaissent dans le   décours de la maladie mais généralement plus tardivement que les tics moteurs et peuvent disparaître pour une période donnée. Comme les tics moteurs, ils peuvent  être simples, complexes ou organisés.

Difficultés à rconnaître la présence des symptômes chez l`enfant ! 

   Dans le syndrome Gilles de la Tourette, les tics moteurs et les tics vocaux   (conditions essentielles au diagnostic) sont rarement les symptômes qui   dérangent ou perturbent le plus l'évolution de l'enfant. Ils peuvent même être   subtils et passés inaperçus (l'enfant contracte  ses abdominaux, par exemple). Par ailleurs, si l'enfant ne présente que ces seuls symptômes, il n'est souvent   pas nécessaire de le traiter. C'est en fait le cas pour une majorité des enfants  atteints du SGT. Quelquefois les parents ne remarquent plus les tics, ils consultent pour une autre raison, (souvent pour une comorbidité dominante) et   oublient de les mentionner au clinicien; le diagnostic du SGT passe alors en   arrière plan et n'est possible que si l'enfant,
par hasard, émet des tics dans   le bureau du médecin.

Importance de faire le bon diagnostic pour un meilleur traitement !

   Comme pour toutes maladies, le diagnostic est utile dans la mesure où il oriente le traitement. Quand les tics moteurs et vocaux sont évidents, le   diagnostic est facile à poser. Si la sévérité des tics est telle que l'enfant ou  l'adolescent en souffre ou n’est pas capable  de fonctionner normalement, des  neuroleptiques sont généralement prescrits et leur efficacité a largement été  démontrée dans plus de 80  % des cas. Quand les tics sont plus discrets ou encore masqués par l'ampleur des autres symptômes associés plus perturbateurs, on peut passer à côté du diagnostic de SGT et suggérer des traitements psychologiques ou   des interventions psychoéducatives qui peuvent éventuellement causer plus de   torts et même accentuer les manifestations du SGT. En effet, tenter de modifier  un comportement dont l'origine est neurologique entraîne souvent un sentiment d'échec chez l'enfant qui n'y parvient pas, augmentant ainsi son état de stress qui, à son tour, risque d'amplifier les symptômes. Les parents ou les   intervenants eux-mêmes, dépassés par la «résistance» de l'enfant à leurs  «méthodes éducatives» peuvent en arriver à perdre leurs moyens et utiliser des  interventions adéquates. Si au contraire on reconnaît le caractère organique des problèmes de comportement rencontrés chez l'enfant Tourette, la pression sur   l'enfant ou même sur les parents sera moins forte¨...   ( Voir l`article au complet )

http://cenopfl.com/troubles-apprentissage/syndrome_Gilles_dela_Tourette_SGT/enfant_tourette.html