Salut à tous,

Du site L`OBS : Le deuil blanc, c'est ce que peuvent ressentir les proches d'un malade d'Alzheimer ou d'un patient atteint d'une maladie neuro-dégénérative après la pose du diagnostic.   

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   ¨ Quand Mathieu parle de la mort de son père – qui n’a pas encore eu lieu –, il dit :

"C’est horrible de se dire que des choses positives vont émerger d’un événement aussi grave."

   La semaine dernière, ce jeune homme de 28 ans a lu l’histoire de Louise, cette aide-soignante marseillaise qui faisait l’inventaire de sa vie après l’AVC de son mari. Elle parlait de la nouvelle présence de Théodore, désormais porté par un fauteuil et de leurs conversations qui lui manquaient. Il n’avait rien perdu de son esprit, mais ce n’était plus comme avant.

  Si leurs histoires sont différentes, Mathieu a tout de même été touché. Dans un message privé sur Twitter, il a raconté l’AVC de son père il y a cinq ans et l’Ehpad dans lequel il vit depuis qu’il a quitté l’hôpital. Il confie : "On te ramène toujours à une réalité dans laquelle ton père est là physiquement, même si ton père – dans tout ce qu’il t’a donné, en tout ce qu’il t’a nourri, construit – n’est plus là."

Le deuil blanc, deuil d’un vivant ?

   Mathieu raconte leurs deux vies qui n’avancent plus au même rythme et cela ressemble à une phase de "deuil blanc", que des associations d’aidants (de proches de malades d’Alzheimer ou de pathologies engendrant des troubles cognitifs) décrivent paradoxalement comme "un deuil impossible à résoudre tandis que le proche est encore en vie".

  Elisabeth Rieu est psychologue au Centre hospitalier de Pau, elle en donne une définition :

"Le deuil blanc, c’est le type de deuil ressenti par l’aidant lorsqu’un proche atteint d’un trouble cognitif n’a plus la même présence mentale ou affective que par le passé, bien qu’il soit encore présent sur le plan physique."

   Elle poursuit :

"Dans la bouche des aidants, l’expression qui revient le plus souvent dans ces cas-là, c’est : 'Je ne le reconnais plus'. Ils expriment la perte de l’expression cognitive, de la qualité relationnelle, de l’image qu’ils avaient de l’autre et de ce qu’ils pouvaient aimer de lui. C’est une perte de repères, de projets, de libert

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https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180620.OBS8441/deuil-blanc-j-ai-beaucoup-de-mal-a-accepter-que-mon-pere-ne-soit-pas-mort.html

Pégé