Salut à tous,

Du site La Presse+ : La porte n’est pas fermée à clé. Après avoir cogné trois petits coups, Aurore entre dans l’appartement en criant : « Coucou ! » Jacqueline l’attend dans le salon, bien assise dans son fauteuil.  

7292373_q08b0203_1000x625   ¨ C’est aujourd’hui, mercredi, jour de la visite hebdomadaire. Jacqueline Allaire, 73 ans, a un problème d’infection de peau. Aurore regarde le bobo et lui demande si ça va mieux, ce que ferait d’emblée n’importe quel médecin dans une consultation à domicile.

   Sauf que voilà, Aurore Raguet n’est pas médecin, elle est factrice.

   Il y a plus d’un an, maintenant, que la Poste française offre le service « Veiller sur mes parents ». Pour la somme de 20 euros (30 $) par mois, le facteur peut désormais rendre visite aux personnes âgées qui se trouvent sur son parcours, à raison d’une fois par semaine, voire plus pour une dizaine d’euros supplémentaires.

   Loin de se contenter de livrer le courrier, celui-ci tient désormais compagnie au « client » en prenant de ses nouvelles et en lui faisant la conversation. Quelques questions de base sont inscrites sur une fiche. Mais bien souvent, la « jasette » déborde sur les enfants, la politique, la vie en général.

   La visite dure une quinzaine de minutes. Parfois plus. Quand l’affaire est conclue, le facteur envoie un texto à la famille pour lui faire son rapport. Dans certains cas, il peut aussi apporter des ordonnances de son client à la pharmacie, poster son courrier, même aller faire une course au coin de la rue pour ceux qui ont des problèmes de mobilité. Non négligeable : le service inclut aussi un système de téléavertisseur, qui permet au client de demander de l’aide en cas de problème.

S’adapter au XXIe siècle !

   À la Poste française, on ne s’en cache pas : ce nouveau service s’inscrit dans une stratégie de diversification, qui inclut aussi la livraison de légumes à domicile, l’examen pour le permis de conduire et bientôt le portage de repas à domicile.

   Il faut savoir qu’à cause de l’internet, le courrier distribué en France a diminué de moitié entre 2008 et 2018. Une baisse de revenus qui force aujourd’hui la Poste à se redéfinir, de préférence en exploitant ses atouts : son capital de sympathie et sa prise directe sur le territoire.

Un jour le Canada ?

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Pégé