Salut à tous,

Du site Québec Science : Quand ça va mal, ils s’inquiètent; quand ça va bien, ils s’inquiètent aussi. Que se passe-t-il donc dans la tête des anxieux ?   

20160215141849-anxieteqsmars2016page1   ¨ Elle n’a lâché prise qu’une fraction de seconde. Juste assez pour que son ballon gonflé à l’hélium glisse de ses petits doigts d’enfant de quatre ans et s’envole. Plus il s’éloigne, plus grossit la boule d’angoisse dans son ventre à elle. «C’était la fin du monde. J’ai fait une crise monumentale, des heures durant», se souvient Émilie Sarah Caravecchia. Elle venait d’affronter son premier épisode d’anxiété.

   Dans la vingtaine, ce n’est plus un ballon qu’elle craint de perdre, mais la tête. Elle s’inquiète alors, à outrance, pour tout et pour rien. Pour ses relations, ses finances, son appartement qui pourrait brûler, etc. Elle essaie toutes sortes d’astuces pour apaiser ses angoisses, dont le yoga.

   «Pire erreur! Moi, toute seule dans ma tête? Le petit hamster qui s’agite dans mon crâne a juste plus de temps pour penser à tout ce qui pourrait arriver de terrible.» Puis elle reçoit un diagnostic de trouble d’anxiété généralisée. Cela signifie que son bouton d’alarme intérieur est ultra sensible.

Anxiété nécessaire !

   En réalité, cependant, tout le monde doit composer avec l’anxiété. «Elle est même nécessaire à notre survie», affirme Camillo Zacchia, conseiller principal au Bureau d’éducation en santé mentale de l’Institut Douglas, à Montréal.

   Lui, bien calé dans son fauteuil, semble au contraire très relax. «Celui qui n’est pas assez anxieux, poursuit-il, va conduire de façon imprudente. Celui qui l’est de façon normale va respecter les limites de vitesse. Celui qui l’est trop ne conduit plus: il est mort de peur. L’anxiété est une alliée, il faut seulement la maintenir en équilibre.»

   Ainsi en est-il du cas d’une des rares personnes sur la planète qui n’éprouve jamais de peur ni d’anxiété; son nom de code est SM et des chercheurs la suivent depuis une vingtaine d’années.

   Cette citoyenne des États-Unis est atteinte de la maladie d’Urbach-Wiethe, une affection qui a entraîné dans son cerveau une calcification complète de l’amygdale, une structure au centre du processus de décodage des menaces dans l’environnement. SM mène une vie pratiquement normale, si on exclut le fait qu’elle s’aventure sans crainte dans des quartiers extrêmement dangereux, au point qu’elle a été attaquée et menacée de mort à quatre reprises.

Symptômes étonnants !

   L’anxiété est constituée de composantes cognitives (les pensées négatives, voire catastrophistes), comportementales (l’évitement de ce qui fait peur) et physiologiques (le travail de décodage de la menace). Le hic, c’est que, une fois achevée la préparation du corps, l’anxieux ne peut généralement ni fuir ni attaquer, car la menace n’est pas réelle.

   De plus, les symptômes provoqués par l’activation physiologique de la réaction combat-fuite sont plutôt dérangeants: vision embrouillée, étourdissements, impression d’irréalité, vertige, sécheresse buccale, essouffle­ment, palpitations cardiaques, problèmes gastriques, transpiration, refroidissement ou moiteur des mains, tensions musculaires, lourdeur des jambes, tremblements, refroidissement ou en­gour­­dissement des pieds¨...

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https://www.quebecscience.qc.ca/sante/anxiete-le-drame-des-toujours-inquiets/

Pégé