Salut à tous,

Du site Centre Primo Levi : Si les troubles en santé mentale, et plus largement la souffrance psychique, touchent une majorité de personnes exilées et ont des conséquences graves tant sur leur vie que sur la société, cette question est néanmoins peu investie par les pouvoirs publics. De nouveaux dispositifs de prise en charge sont en train de voir le jour mais restent largement insuffisants au regard des besoins.

¨ Signe que les problématiques de santé sont encore aujourd’hui occultées par une volonté de contrôle des flux migratoires, la carte de séjour pour soins, cible de nombreuses polémiques, constitue un droit de moins en moins effectif pour que les personnes exilées puissent avoir accès à une prise en charge.  

illu-DT-Santé-mentale-crédit1. Une urgence de santé publique

 « La santé mentale est un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté. En ce sens, elle est le fondement du bien-être d’un individu et du bon fonctionnement d’une communauté ». (Organisation Mondiale de la Santé)

   De nombreuses personnes relevant de l’asile, qu’elles soient en cours de procédure, réfugiées ou déboutées, souffrent de séquelles liées aux violences subies dans leur pays ou sur leur parcours d’exil, et souvent aggravées par leurs conditions d’accueil en France. Nombre d’entre elles ont donc besoin d’une assistance psychologique.

2. Quelle prise en charge en France ?

    Alors que le droit à la santé est reconnu comme un droit inconditionnel, il est déconcertant de voir qu’il n’existe pas de politique publique à l’échelle nationale organisant la prise en charge en santé mentale des personnes exilées.

3. Vers qui orienter les personnes exilées en souffrance psychique ?

    Il s’agit d’un public très éloigné du système de santé. Les structures pouvant leur offrir un accompagnement ne sont pas nombreuses.

4. Quid du projet de création de 10 unités de prise en charge du psychotrauma ?

    Allerté sur la carence dans ce domaine et sur cette urgence de santé publique, le gouvernement a lancé en juin 2018 un appel à projet pour la création de structures de prise en charge du psychotrauma. Les opérateurs ont été sélectionnés mais tardent néanmoins à se mettre en place. L’objectif est d’ouvrir, avant fin 2019, 10 unités de prise en charge pluridisciplinaire, réparties sur le territoire et ouvertes à toutes les personnes victimes de psychotrauma, qu’elles soient exilées ou non. Le tout est financé par les Ag.

5. La carte de séjour pour soins : un droit de moins en moins effectif

    Nombre de personnes déboutées du droit d’asile bien que répondant aux critères [2] n’ont pas d’autre choix que de faire une demande de carte de séjour pour soins pour faire reconnaître leur besoin de protection. ( Voir l'article au complet )

https://www.primolevi.org/dossiers-thematiques/sante-mentale-des-exiles-en-france-ou-en-est-on

Pégé