Salut à tous,

Du site leSoleil : Stéphane Lemire est gériatre et pour lui, attendre qu'une personne âgée soit rendue à l'hôpital pour voir un gériatre, c'est aussi insensé que d'amener sa porte chez le serrurier. «Quand la personne habite encore chez elle, c'est là qu'il faut intervenir.»

¨C'est ce qu'il fait, depuis un an et demi.   

resize   Quand il est sorti de l'Université de Sherbrooke en 2005, après cinq ans d'études, il a fait comme tous les autres gériatres, il est allé travailler à l'hôpital, a fait ses tours de garde et un peu de clinique externe. «Je me suis rendu compte que, lorsque je voyais un patient à l'hôpital, il y avait une, deux, trois semaines qui s'étaient écoulées.»

C'était trop tard !

   «Ce qu'il faut comprendre chez les personnes âgées, c'est qu'elles se dégradent plus rapidement, que ça leur prend plus de temps qu'une personne normale pour récupérer. Par exemple, si une personne n'est pas mobilisée pendant 24 heures, ce qui arrive souvent à l'urgence, ses capacités tombent en flèche.»

   Résultat, des personnes âgées qui marchaient et qui allaient à la toilette deviennent incontinentes, incapables de mettre un pied devant l'autre. Et c'est là qu'on appelle le gériatre en renfort, pour venir poser un diagnostic sur le nouvel état du malade. C'est grave, docteur? Rendu là, le gériatre ne peut que constater les dégâts.

 «C'est comme un coup d'épée dans l'eau.» Et c'est souvent comme ça, aussi, que la personne se retrouve en CHSLD.;

   Stéphane est allé à Londres de 2006 à 2009 pour se perfectionner en gestion appliquée de la santé. «J'étais convaincu, je le suis encore, qu'il faut repenser l'organisation des soins aux personnes âgées. Le gériatre doit évaluer la personne quand elle est au mieux de sa condition, et pas au pire, quand elle est rendue à l'hôpital.»¨... 

( Voir l'article au complet )

e38634fdc993ecd6a9f26167a00db575?utm_campaign=lesoleil&utm_medium=article_share&utm_source=facebook&fbclid=IwAR2qqtWaFVcW6oG8OaY4T8X0AT0qL_loPYVCKl3lOwgkP1RAB-j0Hoqgew4

Pégé