camil_FredQSmars2012Salut à tous,

Du site Québec Science : Des soucis et des hommes !

   Le DSM fait quasiment office de bible dans le milieu de l’intervention en santé mentale. C’est à partir des catégories dia­gnostiques qui y sont répertoriées que les spécialistes décident si une personne souffre ou non de troubles mentaux.

   Au cœur de la controverse, des propositions qui auraient pour effet d’augmenter considérablement le nombre de personnes présentant un tel diagnostic. Un exemple? L’aliénation parentale qui désigne ces cas où un enfant rejette ou diabolise un parent à la suite d’un dénigrement systématique de ce parent par l’autre.

   Ce phénomène, qui n’est pas rare dans les cas de disputes répétées ou de séparations, serait désor­mais considéré comme un trouble mental. Autre exemple, la rage au volant. Selon la nouvelle mouture du DSM, les individus manifestant ce genre de bouffées explosives d’agressivité seraient aussi atteints d’un trouble mental. Il en serait de même pour les acheteurs compulsifs, pour les mangeurs excessifs, pour les apathiques insondables et – aux dernières nouvelles – pour les dépendants à Internet. Si, par malheur, comme moi, vous vous reconnaissez dans l’un ou l’autre de ces groupes, la prochaine version du DSM pourrait bien vous valoir un diagnostic de trouble mental. Et qui dit trouble, dit cure; pharmacologique, de préférence!

   Il faut se demander à qui cette multiplication des diagnostics profite le plus. Le Paxil et le Prozac rapportent des centaines de millions aux compagnies pharmaceutiques, sans que, pour autant, le nombre de personnes dépressives ou anxieuses diminue.

   Et il y a plus. Les réviseurs du DSM proposent aussi d’abaisser le seuil à partir duquel on pourra considérer qu’un enfant est hyperactif, qu’une ersonne souffre de démence sénile (attention à nos mémoires vieillissantes) ou de psychose. Dans ce dernier cas, on crée même une nouvelle catégorie, le syndrome de psychose atténuée. On risque ainsi de voir se multiplier le nombre de personnes présentant un diagnostic de psychose, alors que l’on sait fort bien qu’un grand nombre d’entre elles, même si elles présentent des risques, ne développeront jamais la maladie. (Lire la suite)

http://www.quebecscience.qc.ca/reportage_qs/La-psychiatrie-en-folie

Pégé