Salut à tous,  

Du site TVA Nouvelles : Marc-André Drouin mange à l’hôpital de Saint-Eustache tous les jours depuis près de deux ans. Pas parce qu’il est hospitalisé, mais parce qu’il s’agit du seul moyen qu’il a trouvé pour calmer sa phobie de mourir.    

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   ¨ Le jeune homme de 24 ans souffre de thanatophobie, soit la peur extrême de mourir. Sa crainte est si vive qu’il est incapable d’avaler quoi que ce soit provenant d’une épicerie, de peur de s’empoisonner ou de faire une grave réaction allergique.

   Il traîne d’ailleurs toujours sur lui un auto-injecteur EpiPen, même s’il n’a jamais été allergique à quoi que ce soit. Il le transporte dans son sac à dos, où se trouve aussi un appareil pour mesurer le taux d’oxygène dans son sang et un autre pour prendre sa pression artérielle.

   « Ça m’évite de me présenter trop souvent à l’urgence pour que l’infirmière prenne mes signes vitaux », raconte-t-il, attablé à la cafétéria de l’hôpital.

 Enfance difficile !

   Le centre hospitalier de Saint-Eustache est situé à une dizaine de minutes à pied de son appartement.

Il s’y rend chaque matin vers 11 h pour dîner, puis patiente à la cafétéria jusqu’à l’heure du souper. Il retourne ensuite chez lui vers 19 h.

« Je mange ici parce que je sais qu’il y a plusieurs personnes qui mangent la même chose que moi, et s’il m’arrive quelque chose, je suis déjà à l’hôpital », explique-t-il, le regard fuyant.

Bien que Marc-André Drouin soit suivi par un psychiatre et une psychologue depuis l’âge de 12 ans, il n’est jamais arrivé à mettre le doigt sur l’origine de sa phobie.

 Plus un sou !

   Aujourd’hui, il habite avec son père, qu’il considère comme un simple colocataire. Il n’a plus aucune relation avec les autres membres de sa famille, et seule une de ses amies vient encore le visiter de temps à autre.

   Sans emploi, M. Drouin reçoit 954 $ par mois du gouvernement. Mais ses repas à l’hôpital lui coûtent un peu plus de 1000 $ par mois, sans compter son loyer de 700 $ qu’il partage avec son père. Déjà endetté de 30 000 $, il risque de se retrouver à la rue d’ici peu.

120 jours à l'urgence !

   Marc-André Drouin a touché le fond à l’automne 2016 lorsqu’il a passé quatre mois consécutifs à attendre à l’urgence, persuadé qu’il était en train de mourir.

Si le jeune homme a toujours été thanatophobe, sa peur n’a pas toujours eu autant d’emprise sur sa vie. Auparavant, il parvenait à aller à l’école et même à travailler à temps partiel. C’était jusqu’à son accident de voiture en mars 2016.

 Banni de l’hôpital !

Même si les médecins lui ont assuré à plusieurs reprises qu’il ne s’agissait que d’anxiété, M. Drouin demeurait assis dans la salle d’attente. Après quelques semaines, il a été banni de l’hôpital et a dû être sorti de force par des policiers.

Il s’est ensuite tourné vers l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, et a finalement terminé son périple en psychiatrie à l’hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval.    ( Voir l`article au complet )

http://www.tvanouvelles.ca/2018/01/03/sa-peur-de-mourir-lui-gache-la-vie-1

Pégé