Salut à tous, 

Du site Le Hufftington Post Québec :

970902_531903093525098_971477331_n   ¨Je me dois de vous faire une très intime confession: être autiste, en gros, ça ne fait pas mal du tout. Il n'y a pas de lancinants tiraillements qui me traversent l'échine après une nuit allongée entre les bras vaporeux de Morphée. Pas de maux de tête contraignants qui figent mon activité quotidienne ou de membres qui me démangent.  Ni aucun organe dont les fonctions vitales se retrouvent en régression. Pas même mon cerveau. Physiquement, l'autisme en lui-même ne cause aucune douleur.

   Quand j'ai mal, c'est à ma différence sociale. C'est aux attentes des autres dont j'ignore les tenants et les aboutissants depuis ma tendre enfance. Ce sont les regards désapprobateurs qui viennent, gavés par l'incompréhension, ponctuer chaque tentative maladroite de faire partie du groupe. Et ma jumelle siamoise qui en découle: l'anxiété.

*L'obligation sociale d'entrer dans un moule serré comme une gaine trop étroite !

  Le pétillant temps des fêtes est une excellente source vitaminée d'anxiété sociale pour les autistes et les aspergers comme moi. Les règlements de ce temps béni de réjouissances ne nous sont pas parvenus, ni par télécopieur, ni par courrier recommandé. Quand tout le monde est content à l'avance pour un mariage, un réveillon ou une fête d'anniversaire, et qu'ils t'en jacassent sans arrêt à t'en tuer un ou deux tympans, c'est la galère.

   Tu vois déjà ta jauge d'anxiété grimper en flèche dans le rouge. Palpitations cardiaques incluses. Tu es déjà à moitié morte d'épuisement lorsque tu entres dans le vestibule garni de bottes dégoulinantes de gadoue et que tu dois insérer de force ton manteau dans un placard déjà trop plein.

*Être ou ne pas être comme les autres, telle est la question !

   Dans la vie moderne, pour ne pas se faire lancer des pierres et du gravier, il faut être des individus sociaux et populaires. Avoir des besoins moindres est donc une insulte au bon sens. Mais nous, autistes de bonne volonté, nous avons des besoins réduits qui nous satisfont, un besoin de se recharger seul en solitaire et de développer des champs d'activités particuliers, même sans approbation de nos choix¨... ( Lire au complet )

http://quebec.huffingtonpost.ca/marie-josee-cordeau/autisme-difference-sociale-noel_b_4469863.html?ncid=edlinkusaolp00000003

Pégé