Salut à tous,

Du site le Quotidien (par Julien Renaud ) : Je veux mon kit de fin de vie !  

131d8c90-d71c-4ec8-8ed4-c53806110650_1024   ¨ Après l’histoire du pacte de suicide chez un couple d’octogénaires de la région, celle du suicide d’une femme âgée qui s’est fait refuser l’aide médicale à mourir, et celles des deux personnes qui, courageusement, ont raconté la leur au Palais de justice de Montréal, j’ai décidé de repousser les deux sujets de chronique sur lesquels je travaillais, pour me forcer à réfléchir une fois pour toutes à la question de la fin de vie que je me souhaite.

   Étant une personne malade, souffrante et qui ne sait pas ce que l’avenir lui réserve, je suis capable d’effectuer cet exercice avec sensibilité et rigueur, car la question se pose pour de vrai. Et ma jeunesse - j’ai 25 ans - apporte une variable plus rarement traitée dans ce dossier. Rassurez-vous, par contre, je ne pense vraiment pas être confronté à cela de sitôt, et probablement jamais. Mais jouons le jeu, en gardant en tête que ce n’est pas impossible. Que ça pourrait m’arriver, pour de vrai de vrai.

  Si ma maladie, non étiquetée, devait s’avérer dégénérative et si mon état devait se détériorer rapidement et subitement, comment aimerais-je qu’on me traite, considérant que je ne pourrais plus être suffisant lucide au nom de la loi pour m’exprimer sur cette question?

Point de rupture !
   J’en suis arrivé à la certitude que mon point de rupture entre un « oui » et un « non » découle tout simplement de ma présence d’esprit. Pour moi, le physique et le psychique, ce sont deux choses bien distinctes.

Mes limites physiques ne m’empêchent pas d’être stimulé, de me surpasser, de m’amuser, de contribuer à la société et d’être serein. D’être heureux. Tant que j’ai ma tête, que je peux m’épanouir et que je peux échanger sur mes points de vue, je veux vivre.

Cul-de-sac !
   Mais la législation sur l’aide médicale à mourir, c’est un cul-de-sac. Rien de moins. Et encore plus pour les gens sans diagnostic ou accidenté, qui perdent leur clairvoyance sans avertissement.

Les critères sont tellement restrictifs qu’elle devient presque caduque. Pourtant, c’était le dossier de l’heure lorsqu’elle a été adoptée, comme la voie de sortie inespérée pour bien trop de personnes souffrantes et de personnes qui souffriront. C’était l’avenue salvatrice, mais si peu peuvent en profiter, au final¨...  (  Lire l`article au complet )

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