Salut à tous,

Du site leSoleil : « Non, pas ça! » Ce sont les mots que Lisette Joyal a prononcés lorsque le diagnostic est tombé. Trois mots pour un diagnostic à trois lettres. SLA. Comme sclérose latérale amyotrophique.  

Tulips¨  Cherchant à comprendre ce qui ne fonctionnait pas avec son corps, Lisette avait fait ses recherches, tapé ses symptômes sur le net. Elle savait ce qui l’attendait. Après avoir vaincu à deux reprises le cancer, elle savait que ce dernier combat ne se terminerait pas par une guérison. Sa victoire sera de prolonger ses jours au-delà des pronostics et de les vivre entourée d’amour.

   C’était le 6 février 2019. La Sherbrookoise de 59 ans avait rendez-vous avec une neurologue qu’elle n’avait jamais rencontrée, « LA » spécialiste. Au cours des deux années précédentes, Lisette avait passé une batterie de tests médicaux pour connaître les causes de ses douleurs au dos, comprendre pourquoi son pied gauche ne suivait plus. Lorsqu’elle est arrivée au CHUS de Fleurimont, accompagnée de son mari, Mario Goupil, la neurologue les a immédiatement reçus dans son bureau.

   « J’ai eu l’impression qu’elle nous attendait. Après avoir fait quelques tests qui confirmaient, je crois, ce qu’elle savait déjà, la spécialiste s’est mise face à Lisette et lui a flatté les cuisses. Elle lui a dit que les nouvelles n’étaient pas bonnes. Et que malheureusement, c’était elle qui devait les lui annoncer. Quand j’ai entendu le diagnostic, je suis entré dans un état second », raconte l’ancien journaliste de La Tribune qui partage sa vie avec Lisette depuis plus de 20 ans.

   « Lisette Joyal ne pleure pas. Mais en sortant du bureau du médecin, on s’est assis sur un fauteuil au bout du corridor et elle a pleuré 15 minutes. Après, elle s’est relevée et elle a dit quelque chose comme : ils ne m’auront pas comme ça! » poursuit Mario.

   La sclérose latérale amyotrophique est une maladie neuromusculaire qui s’attaque aux neurones et à la moelle épinière et entraîne progressivement la paralysie du corps. Ainsi, les personnes affectées perdront la capacité de parler, se déplacer, manger et respirer. L’espérance de vie pour une personne qui en est atteinte est de 2 à 5 ans.

   « Honnêtement, ce n’est pas facile. Je crois que je suis encore sous le choc, confie Lisette au bout du fil. Mais je me parle, parce que je ne veux pas que la maladie m’empoisonne le présent. Être avec mes enfants, mes petits-enfants, mon conjoint, mes amis et qu’ils apprécient ma compagnie, c’est ce que je souhaite. L’amour de mes proches, c’est ce qu’il me reste. »¨...  ( Voir l'article au complet )

https://www.lesoleil.com/actualite/le-fil-groupe-capitales-medias/la-sla-fait-basculer-deux-vies-dd81d647e94a0c87ec9265649896f746

Pégé